Votre cerveau à son garde du corps (et heureusement)

Chère lectrice, cher lecteur,  

Notre corps possède 5 barrières immunitaires qui nous protègent des assauts extérieurs quotidiens que nous subissons.

Avant d’atteindre la dernière barrière, la barrière hémato-en­céphalique, les agresseurs doivent donc franchir quatre niveaux successifs de Cellules Présentatrices d’Antigènes (CPA).

Aujourd’hui, je vais vous aider à mieux comprendre l’intérêt et le fonctionnement de ces défenses essentielles à notre survie.

1. L’écosystème intestinal,pilier de notre système immunitaire

L’intestin est un écosystème reposant sur trois acteurs : le microbiote intestinal (ou flore intestinale), la muqueuse intestinale et le système immunitaire intestinal, qui agissent en synergie et en symbiose.

Ce trio assure la fin de la digestion, la reconnaissance et l’assimilation des nutri­ments ainsi que la création de notre « identité » (l’immunité intestinale).

L’intestin estainsi le premier organe immunitaire de notre organisme.

En effet, environ 60 % des cellules immunes de l’organisme se retrouvent dans la muqueuse intestinale.

Pour reconstituer une muqueuse fonctionnelle, le système immu­nitaire intestinal dispose de deux fonctions essentielles et en apparence contradictoires :

La fabrication d’anticorps qui entrent en action lorsque notre tube digestif est attaqué par des bactéries, virus ou parasites dangereux.

2. La neutralisation de la quasi-totalité des réactions immunitaires confrontées aux protéines alimentaires indésirables.Il empêche ainsi les réactions immunitaires de se produire vis-à-vis de ces aliments : c’est la «tolérance orale» (tolérance aux aliments).

Ces deux fonctions nous permettent d’assimiler les aliments nécessaires pour nourrir les cellules de notre corps et de se prémunir contre tout agresseur susceptible de nous « parasiter ».

2. Le système réticulo-endothélial : l’arme idéale contre les éléments étrangers

Chacune des cellules du système réticulo-endothélial possède une nature identique : il s’agit de cellules souches, ayant la capacité de se transformer pour donner naissance à des macrophages, destinés à absorber et à cataboliser les éléments hostiles à l’organisme.

Ces cellules sont disséminées dans l’ensemble de l’organisme et particulièrement dans certains tissus de soutien, tel que le tissu conjonctif, mais également dans :

  • Les ganglions lymphatiques ;
  • Le foie;
  • La moelle osseuse ;
  • La rate;
  • Les amygdales ;
  • L’appendice ;
  • Les alvéoles pulmonaires.

3. Les cellules endothéliales vasculaires : une barrière cellulaire entre tissus et sang

L’endothélium vasculaire constitue une barrière cellulaire entre les tissus et le sang, mais aussi et surtout contre les agresseurs qui se déplacent dans votre sang.

L’essentiel des phagocytes  – véritables « éboueurs » de l’organisme qui éliminent bactéries et cellules mortes – se loge dans les parois vasculaires et le tissu conjonctif.  

En réponse à différents stimuli, les cellules endothéliales sont capables de synthétiser des molécules régulatrices de la tonicité et de la structure des vaisseaux.

Malheureusement, certaines conditions mécaniques ou physiologiques peuvent entraver cette fonction, et l’on parle alors de dysfonction endothéliale.

4- Les cellules sanguines : berceau des anticorps

Elles sont composées de monocytes et de lymphocytes B qui ont chacun un rôle bien spécifique :

  • Les monocytes deviennent des macrophages
  • Les lymphocytes B sont à l’origine des anticorps.

Dans le sang on peut également relever la présence d’Immunoglobulines (anticorps).

L’apparition des Immunoglobulines G et M (IgG, IgM) est une aide précieuse pour suivre l’évolution des virus.

Ce sont des indicateurs utilisés dans les tests sérologiques pour suivre les modulations de l’immunité.

5. La barrière hémato-encéphalique (BHE) : le garde du corps du cerveau

Un seul organe échappe dans un premier temps à l’assaut des anti­gènes (toute substance étrangère à l’organisme capable de déclencher une réaction immunitaire) : c’est le système nerveux central, qui comprend le cerveau, la moelle épinière et le système nerveux périphérique.

Le système nerveux est indispensable à la transmission de l’influx nerveux, et à ce titre est protégé par la barrière hémato-encéphalique qui sépare le liquide cérébro-spinal de la circulation sanguine.

Elle est composée non seulement de cellules endothéliales mais aussi de deux autres types de cellules spécifiques : les péricytes et les astrocytes.

A travers ce filtre, les éléments pathogènes sont éliminés et seuls les nutriments bénéfiques peuvent passer.

Cette fonction de protection du cerveau se complique avec tout traitement médicamenteux excessif qui fait obstacle à de nombreuses molécules actives qui ne peuvent alors pas traverser la barrière hémato-encéphalique.

Les facteurs influençant la rupture de la BHE

  • La nature de l’antigène (le virus de l’hépatite B, Epstein Barr (mononucléose), coronavirus et cytomégalovirus) ; ces quatre virus ont la particularité d’être des virus persistants, considérés comme des superantigènes qui peuvent parvenir à rompre la barrière ;
  • La dose cumulée d’antigènes (charge virale) qui plus elle est importante, plus elle fragilise les défenses
  • La durée d’exposition à l’antigène et donc l’âge.

Les contraceptifs oraux, qui induisent une réduction de l’activité des enzymes métabolisant les substances étrangères (enzymes du cytochrome P450), peuvent favoriser la rupture de la barrière hémato-encéphalique.

Ainsi, la pilule contraceptive et par extension les traitements hormo­naux substitutifs ainsi que les anti-inflammatoires stéroïdiens contribuent à la rupture de la BHE.

Autre menace, le vaccin contre l’hépatite Bqui consiste à injecter tout ou partie du superantigène viral qui stimule parfois la réponse immunitaire au point de rompre la BHE, détruisant ainsi la myéline des neurones .

Chers amis, j’ai conscience que cette lettre est assez dense en informations complexes mais cela me semble capital de comprendre les mécanismes de défense de notre corps.

A très bientôt pour de nouvelles informations pour votre santé !

Et d’ici là, portez-vous bien ! Jean-Pierre Willem

Sources

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