discours

Si j’étais président de la République…

Chère lectrice, cher lecteur,

« Je nommerais, bien sûr, Mickey premier ministre
De mon gouvernement, si j’étais président
Simplet à la culture me semble une évidence
Tintin à la police et Picsou aux finances
Zorro à la justice et Minnie à la danse »

Le gouvernement que chantait Gérard Lenormand paraitrait plus crédible que l’actuel !

Rêvons un instant et imaginons qu’exceptionnellement, j’endosse le costume de notre président, ébranlé par sa mauvaise gestion des grands et petits événements… Parmi ses faux pas et autres extravagances :

1. J’aurais commandé le vaccin Moderna de la biotech américaine, dont le procédé ultra innovent fascine et inquiète certains. C’est le même que celui de Pfeizer, son principal concurrent.

Il consiste à injecter dans le corps une molécule capable de pousser les cellules du patient à générer son propre médicament, plutôt que de lui administrer un médicament ou un vaccin l’aidant à guérir. Cette approche révolutionnaire allait à rebours des idées établies dans le monde scientifique. 

Comparé aux autres vaccins, il est plus facile à manipuler ; il se garde un jour à température ambiante, trente jours dans un frigo et six mois par – 20 °C, alors que celui de Pfizer requiert une température de conservation à – 70 °C. Il s’injecte directement quand celui de Pfizer a besoin d’être dilué, ce qui fait perdre du temps et pourrait induire un risque d’erreur…

Il présente d’autres intérêts, notamment dans les thérapies géniques. L’idée est de faire produire une protéine thérapeutique par l’ARNm dans la mucoviscidose, la dystro­phie de Duchenne, ou pour rem­placer les anticorps monoclonaux dans les cancers et les maladies auto-immunes. D’autres applications ciblent la ma­ladie d’Alzheimer, de Parkinson ou l’arthrose. Moderna travaille aussi sur des pathologies cardiaques, avec une injection d’ARNm pour réparer les vaisseaux sanguins. Son potentiel thérapeutique est infini.

2. Je n’aurais jamais décoré de la Légion d’honneur uniquement 60 soignants, médecins et professeurs. Pourquoi oublier les autres soignants qui ont risqué leur vie dans les EPHAD et les hôpitaux ? Ont-ils démérité ?

En revanche, j’aurais honoré les médecins qui ont osé recourir aux médecines alternatives et en particulier aux huiles essentielles antivirales. Ces récalcitrants risquent d’être convoqués par le tribunal de l’Ordre des médecins (je rappelle que les 8 médecins, qui composent le jury, sont bénévoles, mais reçoivent des émoluments mensuels de 8000 euros ! selon le Canard enchaîné).

3. J’aurais pénalisé les responsables des clusters qui ont refusé ou oublié de porter le masque ; c’est ainsi qu’ils ont transmis le virus à leurs proches. Quand on provoque la mort, c’est un homicide !


4. J’aurais fait relire à la direction de l’Ordre des médecins le texte du serment d’Hippocrate qui autorise le recours à des alternatives thérapeutiques (qui ont fait leur preuve), dès lors que la médecine officielle (et dominante) reste inopérante.

A la lecture de ces « manquements » quels seraient les commentaires du président ?

« Moi, Emmanuel Macron, Président de la République, je me sens à la croisée des chemins, j’ai évincé l’ancien président pour lui piquer sa place. Que m’est-il arrivé ? Il est vrai que la situation actuelle est ingérable. Ma stratégie politique reposait sur « ni à droite, ni à gauche ». Finalement je suis nulle part ! Rapidement, j’ai constitué une équipe : tous ceux qui étaient sans emploi, des fonctionnaires frustrés, ambitieux, des beaux parleurs. Bref, beaucoup de bras cassés sont devenus ministres, sénateurs, députés, conseillers, beaucoup ont quitté le navire.»

Dans ce contexte, comment réaliser un miracle ? Aujourd’hui je me retrouve seul pour gouverner ce beau pays… ingouvernable. »

Après ces élucubrations de potache, je reprends ma blouse de médecin. On est tellement plus heureux quand on est libre et sans compte à rendre.

Selon que vous serez puissant ou misérable…

A cette citation de La Fontaine, j’ajoute celle de Charles Péguy : Les patries sont toujours défendues par les gueux, livrées par les riches

De même que les conséquences du changement climatique se font sentir sous toutes les latitudes, la pandémie de Covid-19 n’épargne personne, chef d’État ou réfugié.

On sait cependant que ces crises planétaires ne frappent pas tous les humains de la même manière.

Outre qu’elle implique des vulnérabilités diffé­rentes selon l’âge et divers facteurs de risque, la pandémie présente a une incidence très diverse à l’échelle du monde et au sein de chaque pays, entre riches et pauvres, blancs et non-blancs, etc.

Certes, l’atteinte pathologique de M. Donald Trump a confirmé que le virus n’avait pas de considération pour le rang politique, mais le traitement privilégié dont a bénéficié le président américain, d’un coût estimé à plus de 100 000 dollars pour trois jours d’hospitalisation, prouve bien que, si les humains sont tous égaux devant la maladie et la mort, certains, comme l’écrivait George Orwell dans La Ferme des animaux, sont «plus égaux que d’autres».

Systématiquement, c’est le tiers-monde qui est le plus durement affecté par cette crise économique, que le Fonds moné­taire international (FMI) a baptisée « grand confinement » dans son rapport semestriel d’avril 2020 – une crise qui se présente comme la plus grave depuis la Grande Dépression de l’entre-deux-guerres.

La nivaquine : une vieille molécule réactivée !

Quand je suis parti en Algérie en 1959, le produit indispensable pour se prémunir du paludisme, était la nivaquine dont la formule chimique est l’hydroxychloroquine, la molécule la plus citée au monde et d’un coût dérisoire.

Dès la fin mars 2020, les déclarations du pro­fesseur marseillais Didier Raoult, défen­dant un traitement à base d’hydroxychloroquine et d’azithromycine, ont monopolisé l’attention.

«La science se construit par la controverse et c ‘est nor­mal, réagit M. Franck Chauvin, président du Haut Conseil de la santé publique (HCSP).
Mais c ’est devenu un spectacle en direct à la télévision, qui a transformé les scientifiques en gladiateurs. »

Dans un contexte de forte incertitude scienti­fique, deux charges argumentées ont nour­ri le feu : des études difficiles à déchiffrer pour le profane et des accusations de conflits d’intérêts, à tout le moins de liens financiers avec l’industrie.

Il n’est pas difficile de constater, en effet, que beaucoup d’experts siégeant dans les ins­titutions publiques (Agence du médica­ment, HAS, HCSP, etc.) sont liés par des conventions, rémunérations, avantages à des sociétés privées directement impliquées dans la production de potentiels traitements : Sanofi, Gilead, Roche, Novartis, Bayer, etc. Un « lien », pas un « conflit » : c’était le leitmotiv entendu tout au long du procès du Mediator.

Quand tout tourna au vinaigre

L’affaire a pris une autre dimension quand le président des États-Unis puis celui du Brésil ont fait la promotion de l’hydroxychloroquine.

Tout le monde était sommé d’avoir un point de vue alors que les faits scientifiques restaient ténus.

Cette polémique, qui a sapé la confiance, doit probablement beaucoup aux réseaux sociaux et aux plateaux de télévision, mais également aux failles de l’organisation des soins et de l’enrichissement du savoir.

L’équipe de l’institut hos­pitalo-universitaire de Marseille testait en masse la population, quand ce n’était quasiment pas possible ailleurs.

Elle répondait aussi à une attente, lorsque la plupart des patients devaient souffrir seuls, avec la consigne de ne rappeler les urgences que si leur état s’aggravait.

Pressée de disqualifier l’hydroxychloroquine, une des revues médicales les plus prestigieuses du monde, The Lancet, a dû admettre ne pas pouvoir garantir la véracité des sources utilisées et a fini par devoir désavouer un article présentant le traitement comme dangereux.

Entre­temps, cette publication avait conduit à arrêter le test de ce traitement dans l’essai français Discovery…

Exit l’hydroxychloroquine !

Toutefois, il nous reste la nivaquine si l’un veut se rendre en Afrique.

En revanche l’Artemisia annua, la fameuse plante chinoise du paludisme est interdite en France : que faut-il comprendre?

La Splif (Société de Pathologie Infectieuse), qui rassemble plus de cinq cents spécialistes des mala­dies infectieuses, a fini par déposer une plainte contre M. Raoult devant le conseil de l’ordre, en rappelant le code de déontologie : « Les médecins ne doi­vent pas divulguer dans les milieux médicaux un procédé nouveau de diag­nostic ou de traitement insuffisamment éprouvé sans accompagner leur commu­nication des réserves qui s’imposent. Ils ne doivent pas faire une telle divulgation dans le public non médical »

L’Ordre des médecins fit de même en punissant par l’exclusion de cet Ordre, les médecins de terrain qui recouraient à de merveilleuses huiles essentielles.

Ces petites « bombes biochimiques » sont les seules molécules aptes à endiguer ce fléau planétaire.

La théorie du boomerang

« Le monde de la santé est lié de façon systémique aux intérêts industriels, depuis la recherche, la formation des soignants, l’expertise réglementaire, jusqu’aux pratiques des médecins, et l’information du public.

Cet ensemble de liens d’intérêts influence les soins, et cette influence présente un risque pour la santé publique comme pour l’équilibre des comptes sociaux.

Il constitue une perte de chance pour les patients
. » Lu dans « quelques leçons de la crise » de Formindep[1].

Mme Karine Lacombe, cheffe de ser­vice des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine (Paris), qui vient de recevoir la légion d’honneur, a voulu sonner l’alarme sur le mauvais rapport béné­fice-risque de l’hydroxychloroquine.

Mais ses nombreux liens avec l’industrie pharmaceutique lui sont revenus comme un boomerang.

Notamment ceux avec Gilead, qui fabrique le Remdesivir, un autre remède potentiel — tout aussi inef­ficace, selon l’essai à grande échelle de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

«Il y a eu des accusations de conflit d’intérêts, alors que ce sont des liens qui sont encadrés par la loi, se défend-elle.

En outre, ces liens concer­naient le VIH et l’hépatite virale, pas du tout le Covid.

C’est vraiment de la mani­pulation.

Je pense qu’il y a eu des attaques personnelles dues à ce que je représente : l’émergence de femmes expertes, capables de s’exprimer.
»

Ses mésaventures ont surtout remis en lumière l’omniprésence de l’industrie pharmaceutique dans la recherche médi­cale et la formation des médecins.

Même si elle a été instrumentalisée par les par­tisans de M. Raoult, l’emprise des intérêts industriels n’en représente pas moins une question majeure, trop souvent mise sous le boisseau.

En témoigne la légèreté avec laquelle ont été constitués le Conseil scientifique et le Comité analyse recherche et expertise, dont plusieurs membres bénéficient de rémunérations, d’« hospitalités » ou de contrats divers, parfois déclarés tardivement.

Quand le numéro de séduction de Big pharma se gâte

Selon les enquêtes d’opinion, la pan­démie aurait plutôt renforcé la vision positive que les Français ont de la science : 69 % des personnes interrogées disaient en juin dernier avoir « plutôt confiance dans la science » et 24 % « tout à fait confiance », soit un total supérieur à celui de l’année précé­dente.

En revanche, les deux tiers estimaient que les chercheurs n’avaient « pas bien su anticiper la montée du coronavirus », et 53 % qu’ils n’avaient « pas été clairs ».

L’image de « Big Pharma » reste, elle, déplorable.

Les entreprises du médicament s’en inquiè­tent suffisamment pour financer un « Observatoire sociétal du médicament » dont la dernière enquête est éloquente.

Certes, seule une minorité de personnes interrogées (16 %) n’ont pas confiance dans les produits qu’elles prennent.

Mais cette proportion a doublé en huit ans, et les deux tiers ne font pas confiance aux entreprises pharmaceutiques « en matière d’information sur les médica­ments ».

Celles-ci ne mégotent pour­tant pas sur l’argent qu’elles consacrent à la communication ou à la séduction des médecins et des experts…

Effets ravageurs de la vaccination ?

Cinq séniors sont morts à la suite de la vaccination, que s’est-il passé ?

Qu’en pensent les pharmacologues chargés de la pharmacovigilance consistant à observer les effets secondaires de chaque vaccin dans les premiers jours et les années suivantes.

Ces grands-pères étaient comorbides, peut-être souffraient-ils de plusieurs pathologies, en plus du vieillissement.

Cela suppose qu’ils prenaient de multiples remèdes pour colmater l’ensemble des symptômes du diabète, de l’hypertension ou des séquelles des pathologies cardiovasculaires et neurodégénératives.

Tous ces remèdes allopathiques sont des antigènes, autrement dit des éléments agressifs. Le vaccin est un des remèdes le plus iatrogène.

C’est bien l’accumulation (même à faibles doses) de molécules étrangères qui induit le phénomène d’accélération puis de ralentissement de la chaîne respiratoire mitochondriale qui conduit à l’apoptose et à la mort cellulaire, via les radicaux libres oxygénés (RLO).

L’excès d’un type d’antigènes (vaccin) ou le flot continu d’antigènes tout-venant déclenche une réaction d’hypersensibilité semi-retardée et cet excès d’antigènes effondre les défenses immunitaires et entraine la mort.

Au lieu de vacciner ces vieilles personnes immunodéprimées, il eut fallu requinquer leurs défenses naturelles… Encore une de mes motions, si j’étais président !

Portez-vous bien !


Jean-Pierre Willem


Ps : voici quelles pourraient être les contre-indications du vaccin : les fabricants du vaccin ARN messager avaient déconseillé le vaccin aux allergiques. Personnellement, j’ajoute les porteurs de maladies auto-immunes (il y a 5 à 6 millions de Français atteints).

Ces deux états correspondent à une réaction immunologique excessive et incontournable.

Ce fut le cas pour le médecin californien mort d’une pathologie hémorragique auto-immune.

Il est impérieux de trouver la cause des 23 personnes très âgées qui sont mortes en Norvège après avoir reçu la première injection. Les effets secondaires habituels se manifestent par de la fièvre, une diarrhée ou des nausées.

[1] https://formindep.fr/

Sources

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