La magie des aliments fermentés

Chère lectrice, cher lecteur,

Je vous ai présenté la semaine dernière votre deuxième cerveau dans cet article qui vous révélait les merveilles du microbiote.

Vous l’aurez compris : ces bactéries amies assurent notre équilibre intestinal, mais aussi général, en participant à la lutte contre le stress, la dépression, l’obésité et même les allergies et intolérances alimentaires.

Après avoir étudié le charme discret de l’intestin, nous allons aujourd’hui parler du microbiote de la sphère buccale.

Mais ce n’est pas tout !

Je vous explique également comment tester la qualité de votre microbiote et les meilleurs aliments et compléments alimentaires pour le choyer.

J’ai mauvaise haleine, c’est grave docteur ?  

Oui ! car la sphère buccale est la principale ouverture du corps humain sur l’environnement.

Reliée à tout le reste du corps c’est la voie majeure de pénétration des éléments nécessaires à l’entretien et au fonctionnement de l’organisme.

C’est aussi un lieu particulièrement septique (sujet aux infections) car exposé et propice à la colonisation et au développement des germes et des facteurs pathogènes.

C’est pourquoi, outre le système immunitaire général de l’organisme, il existe un système local de défense que l’hygiène dentaire quotidienne contribue à maintenir et renforcer.

Prendre soin de ses dents et de sa bouche, c’est prendre soin de son organisme et de son corps en général.

Une bonne hygiène buccale est capitale, car il existe de plus en plus de preuves que l’état des dents et des gencives influe sur la santé générale.

La cavité buccale est en relation directe avec l’ensemble de l’organisme. Les maladies de la bouche ou des dents peuvent être la manifestation de maladies générales, ou inversement, être à l’origine d’aggravation de ces affections.

Pour exemple, les endocardites infectieuses (une lésion de la tunique interne du cœur) sont dues le plus souvent à des streptocoques d’origine dentaire.

Bien des complications générales et insoupçonnées peuvent être engendrées par la mauvaise condition sanitaire de la bouche et des dents.

Parmi celles-ci on compte notamment les néphrites (infections du rein), rhumatisme articulaire aigu, sinusites, infections O.R.L. récidivantes (laryngites, angines, bronchites) et bien d’autres troubles (digestifs, respiratoires, cardiovasculaires).

Ce qui se passe dans la bouche a donc un impact significatif sur tous les autres organes de notre corps.

Pour prendre soin de votre microbiote buccal, je vous recommande la formule innovante de Buconorm[1].

Elle associe un complexe vitaminique et minéral dans un support à base de xylitol édulcorant non cariogène et régulateur du pH de la cavité buccale à un complexe probiotique défensif contre les germes pathogènes.

S’il vous faut un complément pour la santé de votre cavité buccale, c’est celui-ci : il va agir en prévention des affections bucco-dentaires ainsi que de leurs conséquences au niveau de l’organisme en général.

  • Prévention des problèmes carieux, gingivaux et parodontaux et de caries.
  • Prévention des risques parodontaux accrus chez les femmes enceintes, les diabétiques et les fumeurs.
  • Prévention des risques bucco-dentaires liés à l’usage de contraceptifs oraux, antidépresseurs, chimiothérapies anticancéreuses.
  • Prévention des perturbations de l’écosystème buccal liées à l’avancée en âge (déficit salivaire avec sécheresse buccale, rétractation de la gencive qui agrandit les niches bactériennes), manipulation de prothèses dentaires, carences nutritionnelles, déficience du système immunitaire.
  • Prévention des perturbations pathologiques et métaboliques au niveau général, initiées par les troubles et affections bucco-dentaires.
  • Réduction des gingivites, parodontites, mauvaise haleine.

Mode d’emploi : prendre 1 cuillerée-dose (3 g) le soir au coucher, mastiquer et laisser fondre doucement pour assurer un maintien prolongé dans la bouche.

Il est recommandé de ne plus prendre de nourriture ni de boissons, pendant les 3 heures qui suivent la consommation de BUCONORM.

Mais comment évaluer la qualité de son microbiote et savoir si ces compléments sont nécessaires me direz-vous ?

Comment évaluer son microbiote ?

Tout repose sur un test respiratoire basé sur le principe que les fruits et légumes provoquent une fermentation dégageant de l’hydrogène.

Il consiste à vérifier la fermentation d’abord à jeun, puis après absorption, de 2 sucres :

  • Du lactulose, sucre indigeste qui, en 2 heures doit arriver au côlon et fournir de l’hydrogène.
  • Du fructose sucre assimilable qui, s’il n’est pas absorbé, provoquera une augmentation de méthylacétate au niveau de l’estomac.

Ces deux mesures permettent de déterminer quels types de bactéries fermentent dans l’intestin et l’importance de chaque type, ou encore s’il existe des fermentations anormales.

Parallèlement, on évalue, au niveau de l’oreille, le nerf vague (ou pneumogastrique) qui, entre autres multiples fonctions, active la fonction digestive.

Enfin, ces deux tests peuvent être accompagnés par la lumière fluorescente ou les UV pour rechercher sur la peau ou les muqueuses, des bactéries anormales (dans le psoriasis, par exemple).

La recette miracle ? Les aliments fermentés

Plus les espèces de bactéries sont diverses, plus le microbiote est performant. Avant tout, le mot clé est donc la diversité.

Sur le plan alimentaire, méfions-nous des interdits car en supprimant certains aliments, les bactéries ne sont plus nourries, le microbiote s’appauvrit, les défenses immunitaires chutent.

Il est essentiel de manger des fruits et légumes frais, pas seulement pour les fibres, mais parce qu’ils ont leur propre microflore qui va enrichir la nôtre.

Un apport d’aliments fermentés, en particulier pendant la saison automnale et hivernale est conseillé, c’est le meilleur « engrais » régénérant pour la flore.

La sagesse populaire a vérifié, bien avant la science, son intérêt et son efficacité sur le plan diététique et sanitaire… (choucroute, légumes fermentés, lait fermenté…).

Il existe plus de 3500 aliments fermentés à travers le monde depuis des siècles.

L’un d’entre eux, le kimchi a été classé comme un des cinq aliments les plus sains du monde.

Il est particulièrement indiqué pour conforter, régénérer et adapter la flore utile à l’environnement climatique et alimentaire.

Plat traditionnel venu de Corée, le kimchi est une préparation alimentaire ancestrale et traditionnelle à base de choux, d’ail, de radis noirs, de piments rouges, de légumes et d’épices fermentés.

Il est reconnu pour sa richesse en bactéries probiotiques, lactobacillus, enzymes, vitamines, minéraux et métabolites divers.

De nombreux travaux et études cliniques ont démontré que les colonies probiotiques du kimchi contribuent à l’installation et au développement d’une microflore équilibrée et biologiquement active.

Il stimule le potentiel de défense et la fonction immunitaire et renforce la génération de bactériocines et d’acide lactique dans les intestins.

Ces colonies facilitent la fonction hépatique, elles assurent la détoxication du milieu intestinal en stimulant sa colonisation et en assurant une multiplication des germes saprophytes au détriment des germes pathogènes et de putréfaction.

Cet effet probiotique au niveau des intestins améliore la régulation du transit intestinal en favorisant une meilleure adéquation entre la motricité de l’intestin grêle et l’absorption digestive.

La principale conséquence est une régularisation du rythme, du volume et de la consistance du bol fécal.

Il favorise aussi un ajustement du métabolisme du cholestérol et des utilisations des graisses et la prévention de certains dysfonctionnements de la multiplication cellulaire au niveau intestinal (les cellules du gros intestin se renouvellent tous les 4 jours).

Mais le kimchi, avec son goût fermenté et pimenté si particulier, ne peut pas plaire à tout le monde ! C’est pourquoi vous pouvez prendre Prokitic[2] à la place.

Il s’agit d’un complexe probiotique très riche en bons germes (plus de 10 milliards de germes au gramme) associé à un prébiotique végétal (validé par 1500 années de saine culture alimentaire), fort similaire au milieu intestinal naturel, contribue à restaurer rapidement et très naturellement l’équilibre de la flore intestinale.

Il est source d’amélioration du tractus digestif et de la digestion, du fonctionnement et du transit intestinal, de l’immunité et de la résistance aux agressions de l’environnement.

Son apport régulier contribue à réguler le cholestérol, à maintenir la salubrité du milieu intestinal par neutralisation des germes pathogènes intestinaux, à réguler les rythmes biologiques intestinaux et somatiques, à prévenir et à retarder les effets de l’âge.

Vous pouvez en prendre 2 à 3 gélules matin et soir avant le repas

Sinon, vous pouvez également choisir de préparer vos propres aliments fermentés !

C’est très simple : pour cela il vous faut des légumes, de l’eau, du sel, des bocaux bien fermés, un endroit frais et sec, et c’est tout.

Pas d’inquiétudes concernant les conservateurs ou la pasteurisation : la lacto-fermentation est un excellent système de conservation qui se suffit à lui-même.

Ci-dessous ma recette favorite de légumes fermentés :

  • Rappez une petite carotte et une portion de céleri rave ;
  • Déposez les légumes râpés dans un bocal et tassez bien avec une cuillère, il doit rester 1 cm en haut du pot afin que le mélange ne déborde pas lors de la fermentation ;
  • Mélangez 15g de sel dans ½ L d’eau jusqu’à dissolution et couvrez les légumes ;
  • Fermez votre bocal avec le joint en caoutchouc et des clips en métal.

Il faut ensuite laisser le bocal 8 à 10 jours à température ambiante.

Une fois que la fermentation est stabilisée (un léger dépôt blanc apparaît au fond du pot), vous pouvez le mettre dans un endroit frais et à température stable, entre 12 et 15 degrés (le mieux étant une cave ou un cellier).

Attendre encore 2 semaines avant de déguster.

Vous pourrez profiter de vos légumes de saison toute l’année grâce à cette technique de conservation !

Une fois ouvert, votre pot se conserve plusieurs semaines au frigo.

Et il existe de nombreuses autres associations possibles : betterave et laurier, carottes et sel aux herbes, navet boule d’or et ail des ours, radis rose ou blanc au sel (à dévorer sur des tartines)…

Cela devient un véritable plaisir de prendre soin de sa santé !

Bon appétit et portez-vous bien,

Dr Jean-Pierre Willem


[1] [2] On trouve l’ensemble de ces produits au Labo Han Biotech.

Tel : 03 88 23 58 31 info@euro-hanbiotech.com

Sources

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