Covid-19, grippe : attention au diagnostic

Chère lectrice, cher lecteur,

Certains « experts » sur les plateaux de télévision, quand on pensait encore que la France allait être épargnée par la déferlante covid-19, parlaient du SARS-CoV-1 comme d’un « simple rhume monté en épingle » ou d’une « grosse » grippe.

Mais ces deux virus, celui du covid-19 et celui de la grippe saisonnière, sont-ils seulement comparables ?

Si oui, à quel niveau ?

Et avec quelles conséquences ?

Bref : de la nuance, de la nuance et encore de la nuance, voilà ce qu’il faut en ces temps de crises, loin du « tout noir » ou « tout blanc ».

L’un éclipse l’autre

Le virus de la grippe et le SARS-CoV-2 sont tous les deux des virus responsables d’infections respiratoires.

Ce sont des virus dits « à ARN », dont l’une des propriétés est de muter (lors de la réplication), c’est-à-dire de se modifier.

Si le SARS-CoV-2 n’a pas beaucoup muté depuis le début de l’épidémie, les virus grippaux évoluent régulièrement d’un point de vue immun.

Pour la grippe et le covid-19, on a le même mode de transmission : via des gouttelettes de salive (projetées lorsqu’on parle, lorsqu’on tousse, lorsqu’on éternue…) et via l’intermédiaire des mains.

La grippe est responsable de 8000 à 15 000 décès chaque année en France tandis que le Covid-19 n’a provoqué « que » 33.000 décès à ce jour.

Il est très contagieux et peu létal.

Toutefois, on a observé qu’il ne peut y avoir en même temps 2 virus avec la même intensité de contagion et d’agressivité.

Résultat : la grippe 2019-2020 s’est soldée en ne provoquant que 8 morts. Ce sont les grands mystères de la Nature ou de la Création !

La grippe saisonnière survient dans une zone plus réduite tandis que le coronavirus a envahi l’ensemble de la planète : c’est une pandémie.

A la vue des symptômes, on pourrait les confondre

Au début de l’infection à SARS-CoV-2, il est difficile de faire la différence entre la grippe et le Covid-19. Les deux pathologies peuvent ainsi entraîner

  • des symptômes respiratoires (de la toux, en particulier),
  • de la fièvre,
  • des maux de tête,
  • des myalgies (douleurs musculaires),
  • des arthralgies (douleurs articulaires),
  • voire des troubles digestifs (nausées, vomissements, problèmes de transit).

De ce point de vue… on pourrait parler d’une « simple » grippe.

Mais, dans le cas du Covid-19, on peut aussi observer l’apparition de symptômes plus spécifiques tels que l’anosmie (une perte d’odorat) ou l’agueusie (une perte du goût).

Par ailleurs, dans un deuxième temps (vers le 7ème-10ème jour après l’infection), les patients qui souffrent de Covid-19 peuvent voir leur état s’aggraver.

Là alors peuvent apparaitre des manifestations de symptômes cardiaques, vasculaires ou encore rénales – comme un accident vasculaire cérébral (AVC) ou encore une embolie pulmonaire.

Ces complications découlent de l’orage cytokinique, c’est-à-dire de l’emballement du système immunitaire qui peut suivre l’infection virale à SARS-CoV-2.

C’est un phénomène que l’on n’observe pas en cas de grippe.

Pas de survie pour le SARS-CoV-2 sans réplications

Le virus n’est pas une cellule à part entière, à l’inverse de la bactérie.

On entend par là qu’il n’a pas de noyau et qu’il ne contient jamais en même temps de l’ADN et de l’ARN.

En conséquence de quoi, le virus est un parasite intra ou extracellulaire qui a obligatoirement besoin d’une cellule hôte et de ses constituants pour se multiplier et exprimer son patrimoine génétique.

Cette cellule hôte peut-être une cellule végétale, animale ou encore une bactérie.

Les virus ne peuvent survivre qu’en se multipliant au sein de cellules vivantes par réplication de leur acide nucléique, l’ARN ou ADN.

Pour pouvoir se multiplier et se reproduire, il leur est nécessaire de prendre pos­session d’une cellule et de la parasiter.

Ils se comportent comme des parasites stricts.

Une fois parasitée, les cellules reproduisent la structure du virus.

L’interaction du nouveau génome viral et de la cellule hôte aboutit à la production de nouvelles particules virales.

L’envahis­sement d’une cellule par un virus et leur multiplication se déroule en plusieurs étapes.

Toutefois, les étapes dif­fèrent selon la nature du virus, et selon qu’il s’agit d’un virus à ADN ou à ARN.

Rappelons que les virus de la grippe sont des virus à ARN.

La grande force des virus est due à leur capacité à se multiplier rapidement donc à muter. Ils sont 1000 mois plus rapide dans leur mutation que les bactéries.

Les modifications peuvent être

  • des mutations, ce qu’on pourrait appeler des « fautes de frappe », produites au cours de la réplication virale (comme le remplacement d’une base azotée par une autre).
  • Ce peut être aussi l’échange de matériel génétique de virus à virus : c’est ainsi que le virus de la grippe humaine a emprunté des gènes à des virus de grippe porcine.

D’où viennent ces « nouveaux virus » ?

À l’origine d’une épidémie causée par l’un de ces virus, on trouve souvent la rupture d’un équilibre écologique, provoquée par l’homme (barrage, élevage intensif, dé­forestation, guerre…).

Dans leur grande majorité, ces maladies sont dues à des agents pathogènes présents depuis très longtemps dans l’environnement.

Si de tels virus arrivent aujourd’hui à sortir de l’ombre, la faute en incombe souvent — mais pas de façon sys­tématique — à l’homme lui-même.

Par son action, il perturbe l’environnement du virus et facilite son trans­fert de l’animal à l’homme ou son introduction dans une population jusque-là épargnée, puis sa dissémina­tion au sein de cette population.

Agir sur la grippe saisonnière (puisqu’elle revient chaque année)

Cette maladie infectieuse aigüe très contagieuse, est due à un virus de la famille des Myxovirus influenzae dont les carac­téristiques sont très variables d’une année à l’autre.

La transmission s’effectue de personne à personne essentiel­lement par voie aérienne (toux, éternuement, postillon).

Le délai entre la contamination et la déclaration de la maladie est d’1 à 4 jours, c’est ce qu’on appelle la période d’incubation.

L’intensité de la maladie repose sur la quantité de parti­cules virales (la charge virale) et de l’importance de l’inflam­mation.

La durée d’excrétion virale n’est que de quelques jours. Les risques de contracter la grippe relèvent de plu­sieurs facteurs

  • la proximité du sujet contaminateur,
  • le statut immunitaire du sujet exposé,
  • le statut vaccinal.

La convalescence s’étend sur 1 à 3 semaines. La toux peut se prolonger durant quelques semaines.

La grippe s’installe rapidement après une courte pério­de d’incubation.

Le début est explosif avec une fièvre élevée à 39-40°C accompagnée d’une fatigue intense, de courbatures, de douleurs musculaires ou articulaires, voire de manifestations du carrefour ORL (catarrhe des voies aériennes).

C’est une affection qui confère une immunité solide mais temporaire et seulement vis-à-vis du virus qui l’a provoquée.

La grippe se manifeste cliniquement par :

  • Un syndrome infectieux avec catarrhe des muqueu­ses (respiratoires ou digestives) et toux ;
  • Un syndrome nerveux avec céphalées (qui prédo­minent dans les formes encéphaliques) ;
  • Courbatures généralisées, douleurs musculaires et articulaires ;
  • Parfois un syndrome hémorragique dans les formes graves (épistaxis, règles avancées, purpuras) ;
  • Altération de l’état général : fatigue, parfois longue convalescence.

Ces modes réactionnels caractéristiques de la maladie sont le fait de virus filtrants dont la nature varie d’une année à l’autre, ou même d’une épidémie saisonnière à une autre.

Il arrive que les vaccins antigrippaux ne présentent aucune efficacité à cause de ce mode de fonctionnement.

La grippe étant une affection virale, les antibiotiques sont inopérants et inutiles, et pourtant trop souvent prescrits.

Ils doivent être réservés aux infections bactériennes, si t’en est qu’elles ne soient pas devenues résistantes.

Les personnes à risques : elles sont nombreuses

La grande majorité des cas mortels consécutifs à la grippe sont des personnes fragilisées. La liste des pa­thologies est aussi longue qu’une litanie.

Tous présentent une immunité basse et un stress oxyda­tif qui perturbent l’ensemble des métabolismes (vitami­nes, sels minéraux, oligo-éléments, coroténoïds, coen­zyme Q10, les protéines, le glutathion, les porphyrines, les acides gras de la membrane, les polyamines).

Il faut vérifier l’état inflammatoire et allergique qui sol­licite la lignée blanche (lymphocytes, polynucléaires, neutrophiles, interférons et macrophages) et exalte le processus infectieux.

Examens conseillés : Vitesse de sédimentation et C réactive protéine (terrain inflammatoire).*

Contre les virus : 2 temps forts

1/- Soutenir les défenses naturelles

La prévention doit commencer le plus tôt possible dès que l’épidémie sera présente dans votre entourage ; l’organisme pourra alors se défendre face à l’invasion virale.

Notre santé dépend en grande partie du fonctionne­ment optimal de nos systèmes naturels de défense contre les agressions de tous types.

Lorsqu’ils sont performants, ils nous prémunissent.

A partir de novembre prendre en homéopathie :

  • INFLUENZINUM 15CH + SERUM DE YERSIN 15CH (1 dose ou 10 granules une fois par semaine le premier mois, puis le premier de chaque mois 10 granules de chaque.)

Savoir qu’INFLUENZINIUM est une dilution du vaccin antigrippal dont l’efficacité est très relative.

Booster les défenses naturelles :

  • STIMU+, 2 fois 2 gélules (3 champignons, 4 HE à phénol, échinacée).

Ceux qui en prennent depuis plusieurs années se mettent à l’abri de pathologies infectieuses et dégénératives. Labo Phyt’Inov.

  • IMMUTIONE (extrait d’échinacée, de griffe du chat, de propolis), 1 cp matin et soir, cure de 3 mois (26€ les 45 cp), labo Le Stum : 02 97 88 15 88.
  • Spray nasal et diffusion atmosphérique : LYSO HOME, labo Phyt’Inov.
  • SPRAY POLIS, 2 pulvérisations par jour, labo Fénioux.
  • Pré et probiotiques (ORTHOFLORE ou LACTOSPECTRUM).

2/- Evacuer le mal quand (et si) il est là

Prendre LYSOVIR (4 HE à phénol), 2 gélules, 3 fois par jour durant 1 semaine puis 2 fois 2 gélules, 2 à 3 semaines.

Et adapter le traitement grâce à l’homéopathie.

A/ Selon les douleurs et courbatures

  • douleurs articulaires et musculaires, et impossibilité de trouver une bonne position : RHUS TOXICODENDRON 7CH
  • courbatures, jambes en coton et pas soif : GELSEMIUM 9CH
  • courbatures, douleurs oculaires, soif : EUPATORIUM PERFOLIATUM 5CH

>> 3 granules du ou des remèdes indiqués toutes les heures. Espacer dès amélioration.

B/ Selon les caractéristiques de la fièvre

  • Très élevée, brutale et sans soif : APIS MELLIFICA 5CH
  • Très élevée, brutale, sans soif, avec les jambes en coton et tremblements : GELSEMIUM 9CH
  • Élevée, avec sensation de froid intense, soif de petite quantité d’eau : ARSENICUM ALBUM 7CH
  • Suite de refroidissement, avec rougeur et chaleur de la peau sueurs et soif importante : BELLADONNA 9CH
  • Suite de froid sec, avec agitation et anxiété, sans sueurs : ACONIT 15CH
  • Peu élevée, variable, avec grande fatigue : FERRUM PHOSPHORICUM 5CH
  • 3 granules du ou des remèdes indiqués toutes les heures. Espacer dès amélioration.

Ajouter des oligo-éléments : cuivre-or-argent 3 à 5 fois par jour.

C/ Selon la toux

  • BRYONIA 7 CH : douleur aigüe dans la trachée et les bronches, toux douloureuse, muqueuses sèches, soif intense.
  • FERRUM PHOSPHORICUM 9 CH : fièvre modérée, inflam­mation des bronches et des tympans, toux sèche et douloureuse.

 >> 5 granules 4 fois par jour du remède adapté.

D/ Selon le type de bronchite

  • Dans tous les cas : QUEBRACHO 3X, 3 granules 5 fois par jour.
  • Avec gros râles entendus de l’extérieur : ANTIMONIUM TARTARICUM 5CH
  • Avec nausée et même quelquefois vomissements de glaires : IPECA 5CH
  • Mucosités jaunes et faciles à expectorer : KALIUM SULFURICUM 5CH + PULSATILLA 15CH
  • Verdâtres et difficiles à expectorer : KALIUM BICHROMICUM 5 CH

>> 3 granules du ou des remèdes indiqués 5 fois par jour. Espacer dès l’amélioration.

E/ Selon la convalescence

Prendre pendant toute sa durée :

  • SULFUR IODATUM 5 CH – 5 granules le matin pendant 8 jours.
  • CHINA ET KALIUM PHOSPHORICUM 5 CH – 5 granules de chaque avant les 2 repas.
  • INFLUENZINUM 15 CH – 1 dose unique.

Ajouter Vitamine C + Quercétine + Vitamine D3

Famille des Myrtaceae : 2 huiles indispensables

Dans notre pathologie virale à impact respiratoire (grippe, coronavirus) nous disposons de 2 huiles essentielles incontournables, dont les plantes appartiennent à la grande famille des Myrtaceae. Il s’agit de :

  • L’HE d’Eucalyptus radiata pour la sphère ORL.
  • L’HE d’Eucalyptus globulus pour les bronches et poumons.

A cet arsenal de base on peut ajouter l’HE de Laurier noble et de Ravintsara.

On peut les appliquer en gélules, en massage, en spray ou en diffusion atmosphérique.

La recette antigrippe catarrhale

  • HE CT Romarin CT cinéole 2 ml
  • HE CT Eucalyptus globulus 2 ml
  • HE CT Épinette noire 1 ml
  • HE CT Ravintsara 2 ml
  • HV Calophylle inophylle 3 ml

>> 15 gouttes sur le thorax ou le haut du dos 6 fois par jour et 5 gouttes en bouche dans un peu de miel ou sucre de canne ou huile végétale pendant 1 semaine.

Pour aller plus loin :

« Tout savoir sur les virus et y faire face ». Ed. Dauphin. 14€.

 « Les huiles essentielles antivirales ». Ed. Trédaniel.

Si vous appliquez ce protocole vous passez un hiver et un printemps à l’abri de toute attaque virale.

N’oubliez pas de le communiquer à vos proches car si tout le monde se protège, votre entourage sera moins infecté par les virus de l’hiver…

Et par voie de conséquence, vous aurez moins de chance d’être en contact avec ces virus et d’être infecté !

Portez-vous bien.

Jean-Pierre Willem

Sources

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