memoire

COVID-19 : des effets sur la mémoire ?!

Chère lectrice, cher lecteur,

On aurait préféré ne jamais en entendre parler.

Mais puisqu’il est là et visiblement déterminé à rester, le SARS-CoV-2, on est bien forcé de le regarder sous toutes ces coutures.

Comment fonctionne-t-il ?

Que déclenche-t-il ?

Comment notre organisme s’adapte à son attaque ?

Tant de questions auxquelles les médecins parviennent à répondre, petit à petit.

Aujourd’hui, bien que l’on ignore encore beaucoup de chose à son sujet, on sait que le coronavirus provoque de la toux sèche, de la fièvre, com­prise entre 38° et 40°, et des maux de tête.

On peut avoir l’un ou l’autre de ces symptômes, ou les trois. Ce vi­rus peut aussi provoquer des maux de ventre et des diar­rhées, comme de « banales » pathologies de l’hiver.

Les professionnels de santé ajoutent que certains des symptômes ne sont pas dus au virus lui-même, mais à la réaction de notre propre système immunitaire face à l’agression, très variable d’un individu à l’autre.

C’est le cas de la grande fatigue, épui­sante, qui serait une réponse de notre système immunitaire qui flanche.

Par la suite, le Covid-19 s’attaque à d’autres organes : le cœur, les reins ou le foie.

Mais il ne s’arrête pas là…

On a en effet pu constater chez de multiples malades un état de confusion, de subites pertes de mémoire ou encore d’agitation soudaine et surtout une perte de l’odorat.

Confrontés à ces symptômes, de nombreux médecins sont désormais convaincu que ce virus atteint le cerveau et le système nerveux.

Une demi-surprise pour les virologues, dès lors que cette agression de l’encéphale a déjà été constatée avec d’autres virus.

Disparition totale d’un sens !

L’un des symptômes fréquents de l’infection au Covid-19 est la perte du sens de l’odorat – ou anosmie – qui peut concerner toutes les odeurs ou parfois seulement quelques-unes d’entre elles.

Plus de 8 patients sur 10 ont une perte du goût et de l’odorat.

Un groupe de spécialistes ORL de l’IFOS (la fédération in­ternationale des sociétés d’ORL) a mené une vaste en­quête auprès de 417 patients (263 femmes, 154 hommes) infectés.

Les résultats sont probants :

  • 86 % présentent des troubles partiels ou com­plets de l’odorat ;
  • 88 % des troubles partiels ou complets du goût.

Ils surviennent soit avant l’apparition des symp­tômes généraux et ORL (dans 12 % des cas), soit pendant (65 % des cas), soit après (23 % des cas).

Les femmes sont nettement plus atteintes par ces symptômes et cette diffé­rence liée au sexe est significative sur le plan statistique.

« L’anosmie serait-elle le signe d’une forme peu sévère de la maladie ? Inutile d’en tirer des conclusions hâtives ! Nous n’avons pas interrogé des malades hospitalisés et gravement atteints, qui ont d’autres priorités de santé », précise le médecin.

Des papilles dans le nez

Si l’on ne sent presque plus rien, ou plus rien du tout, c’est parce que le virus touche le centre principal de l’olfaction, situé tout en haut des fosses nasales.

Là se trouvent les « papilles du nez », soit des cellules olfactives (des neurones), protégées naturellement par le mucus, qui communiquent avec le cerveau.

Directement attaqués par le Covid-19, ces neurones olfactifs ne peuvent plus assurer leur rôle de mes­sager des odeurs.

La bonne nouvelle selon les spécialistes ORL ?

Ils seraient capables de se régénérer rapidement.

« Pour près d’une personne sur deux (44 % des cas), l’odorat “se récupère” dans les quinze jours », observe le Pr Hans en se référant à ses expérimentations.

Et pour les autres ?

« Nous n’avons pas encore assez de recul, mais l’évolution devrait être favorable, même si cela doit prendre plusieurs mois », rassure-t-il

Le geste qu’il ne faut PAS faire

Comment accélérer le rétablissement de l’odorat, un sens que l’on aurait tendance à sous-estimer et qui se révèle pourtant utile, voire essentiel ?

« Il ne faut surtout pas prendre des anti-­inflammatoires qui pourraient faire flamber l’infection.

Ainsi, les corticoïdes oraux ou nasaux (en spray) sont contre-indiqués dans le cadre des anosmies dues au Covid-19 », avertit le Pr Hans.

La solution passe par la patience…

Et si le handicap persiste, il faudra mettre en place avec son médecin une rééducation olfactive.

Ce qui consiste à s’exposer matin et soir quelques secondes à quatre principales odeurs : fleurie (rose), boisée (eucalyptus), fruitée (citron) et aromatique (clou de girofle).

En effet, une étude réalisée il y a quelques années sur des patients anosmiques soumis à ce « régime olfactif » pendant trois mois a montré une amélioration de l’odorat chez plus de 30 % d’entre eux.

Précisons que ces patients n’étaient pas atteints de la covid-19[1].

Quand les 5 remparts immunitaires lâchent !

L’atteinte olfactive tend ensuite à se généraliser sur l’ensemble du spectre olfactif au fur et à mesure de l’aggravation de la maladie.

Elle peut finalement atteindre le cerveau limbique qui recèle l’hippocampe (siège de la mémoire) et l’amygdale (siège des émotions).

Bien que ces troubles olfactifs soient au premier plan de la description clinique de la maladie d’Alzheimer (95% des patients en sont atteints), ils sont malheureusement souvent oubliés tant dans la pratique que par les patients inconscients de leurs troubles.

Mais comment en arrive-t-on à perdre l’odorat, soit parce qu’on est atteint de la maladie d’Alzheimer soit parce qu’on est infecté par un virus ?

Il faut chercher une explication dans l’effondrement des cinq barrières.

1/- La barrière immuno-intestinale

On sait que l’intestin (qui ne sert pas qu’au transit intestinal) est le plus grand organe immunitaire de l’organisme.

Il abrite les ¾ des cellules immunitaires et :

  • produit au moins vingt neuromédiateurs,
  • fabrique ses propres hormones en réponse à des facteurs environnementaux.

C’est pourquoi l’intestin est qualifié de deuxième cerveau.

Presque tous les médicaments chimiques (IPP, statines, additifs, pilule) consommés à doses pondérables et au long cours induisent une hyperperméabilité intestinale et un stress oxydant par production de radicaux libres oxygénés.

2/- Le système réticulo-endothélial

Le système réticulo-endothélial est constitué par les lymphocytes issus des cellules souches du tissu lymphoïde et créés à la suite de la pénétration de l’organisme par des antigènes (éléments étrangers).

Ces cellules se transforment en lymphocytes B et T et en plasmo­cytes qui possèdent une capacité immunitaire.

3/- Les cellules endothéliales vasculaires

L’endothélium vasculaire constitue une barrière cellulaire entre les tissus et le sang.

C’est un facteur clé de la régulation de la tonicité et de la structure des vaisseaux. En réponse à différents stimuli, les cellules endothéliales sont capables de synthétiser des molécules régulatrices.

Certaines conditions mécaniques ou physiologiques peuvent entraver cette fonction, et l’on parle alors de dysfonction endothéliale.

Elle se caractérise par un défaut de la vasodilatation endothélium-dépendante, provoqué par une réduction de la dispo­nibilité de facteurs vasodilatateurs, comme l’oxyde nitrique (NO), et d’une augmentation de l’activation endothéliale.

C’est au niveau de l’endothélium vasculaire qui recouvre la paroi interne des vaisseaux et du cœur que le récepteur ACE2 (l’ACE2 est le point d’ancrage du virus dans les muqueuses permettant sa pénétration dans les cellules humaines) va agresser l’ensemble des organes (peau, cœur, intestin, rein, appareil génito-urinaire).

La faible fréquence des formes sévères de covid-19 et l’atteinte sensitive des enfants pourrait s’expliquer par la faible disponibilité en récepteurs ACE2 du coronavirus au niveau de la muqueuse nasale.

4/- Les cellules sanguines

Elles sont composées de monocytes et de lymphocytes B.

Les mono­cytes deviennent des macrophages et les lymphocytes B sont à l’origine des anticorps.

5/- Effondrement de la barrière hématoencéphalique (BHE)

Un seul organe échappe en dernier lieu à l’assaut des anti­gènes : c’est le système nerveux central (qui comprend le cerveau et la moelle épinière) et le système nerveux périphé­rique.

On sait que le système nerveux est indispensable à la transmission de l’influx nerveux, et, à ce titre, il est protégé par une barrière immunitaire anatomo-physiologique, la barrière hémato-encéphalique (BHE), très semblable à la barrière immunitaire intestinale.

Atteinte virale et Alzheimer : quels liens ?

Franchir cette barrière, c’est potentiellement voir se développer des maladies neurodégénératives, notamment la maladie d’Alzheimer !

Dès lors, on comprend pourquoi tous ces « ressuscités » après la réanimation ont vu leur 5 barrières s’effondrer. Mais la plupart n’ont pas dépassé le cap de la réanimation et nous ont quittés.

Toutefois…

On peut observer que les rescapés sont déjà atteints de la maladie d’Alzheimer.

Ils en présentent tous les signes : trouble olfactif, troubles du comportement, perte de la mémoire, désorientation, agitation, dépression.

Ce ne sont autres que les signes constitutifs de la maladie.

Ces trente dernières années, la littérature a mis en évidence une atteinte olfactive précoce dans l’Alzheimer, qui se généralise sur l’ensemble du spectre olfactif au fur et à mesure de l’aggravation de la maladie.

Les régions du cortex cérébral ayant conservé une association avec le système olfactif sont les régions phylogénétiquement anciennes.

 Il s’agit de l’hippocampe, l’amygdale et le système limbique du lobe temporal dont on sait qu’elles jouent un rôle fondamental dans l’acquisition de la mémoire, l’apprentissage, les aspects émotionnels du comportement ainsi que l’alternance veille-sommeil (qui détermine les rythmes biologiques spécifiques de l’activité diurne ou nocturne).

On sait que ces régions du cerveau sont précisément celles qui sont touchées au cours de la maladie d’Alzheimer !

Quant aux patients atteints par le coronavirus qui ont été alerté par un seul signe, à savoir un trouble de l’odorat, ils se sentent rassurés dès lors que ce léger trouble régresse dans les 15 jours.

Toutefois cet unique symptôme peut être révélateur d’un avenir plus sombre…

C’est ainsi qu’on pourra diagnostiquer 10 ou 20 ans plus tard, cette maladie neurodégénérative.

Le patient aura peut-être oublié que jadis, il avait été atteint par le coronavirus.

Dans les 7000 EHPAD qui rassemblent 5 à 600.000 patients dont une majorité de malades Alzheimer, il serait intéressant de procéder à des algorithmes, voire d’avoir recours à l’intelligence artificielle, pour recenser tous les événements pathologiques qui ont précédé la survenue de la maladie d’Alzheimer et en particulier l’atteinte virale.

Votre ordonnance-minute : 4 réflexes qui sauvent

Tous les patients qui recourent aux médecines naturelles font part des effets positifs des compléments alimentaires.

On peut aujourd’hui établir un protocole thérapeutique qui couvre l’ensemble des signes et symptômes.

Booster les défenses

Le meilleur produit STIMU+, 2 fois 2 gélules.

Ceux qui en ont pris avant la grippe et le coronavirus ont échappé à la maladie.

Restaurer la flore intestinale

ORTHOFLORE (Phyt’Inov) ou LACTOSPECTRUM (Le Stum), 1 gélule ou 1 sachet avant petit déjeuner, 1 mois.

Si colopathie, troubles de transit : MUCOPERM (labo Longevie) (tel : 00 32 69 76 50 60).

Dépolluer

Nous sommes tous pollués et tous les émonctoires sont bloqués.

Le grand traitement n’est pas médical mais tout simplement le sauna japonais (5 séances désintoxiquent et restaurent l’organisme.

Une centaine de personnes qui l’ont pratiqué sont « emballées », ils ont récupéré, (tel : 06 30 28 72 55).

Relancer les métabolismes

L’algue Aphanizomenon (AFALG) labo Phyt’Inov, (tel : 00 41 32 466 89 14).

L’aliment le plus complet de la planète (115 micronutriments), il dépollue et comble toutes les carences.

Et le dernier produit qui va révolutionner la thérapie : le KITOSOME PQQ10 « quercétine » du labo Han Biotech, (tel : 03 88 23 58 31).

C’est le plus actif nutriment antivieillissement et de défense contre les diverses agressions.

Finalement, je vous recommande ces livres (vendus dans de nombreuses librairies) :

  • « Alzheimer et odorat : quand les arômes restaurent la mémoire » Ed. Trédaniel.
  • « Pollutions et santé ». Ed. Dangles.

Portez-vous bien !

Jean-Pierre Willem


[1] «Olfactory and Gustatory Dysfunctions as a Clinical Presentation of Mild to Moderate Forms of the Coronavirus Disease», European Archives of Oto-Rhino-Laryngology, 2020. L’enquête se poursuit. N’hésitez pas à participer si vous avez perdu l’odorat à cause du Covid-19 : surveymonkey.com/r/VMQYKGV.

Sources

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